samedi 14 septembre 2013

VICTOIRE CONTRE LA MALADIE



« L’Eternel est ma lumière et mon salut : de qui aurais-je crainte ? L’Eternel est le soutien de ma vie : devant qui tremblerais-je ? » Psaume 27 :1.

Tout a commencé avec la préparation de mon voyage missionnaire au Cameroun pour l’évangélisation à Douala et à Yagoua au Nord Cameroun en octobre 2012. On aurait dit que l’ennemi s’acharnait sur moi avec une violence que je n’avais pas encore expérimentée sous cette forme-là. C’est d’abord du Pasteur Dominique Dick qui devait se joindre à moi pour cette mission que j’ai reçue la première mauvaise nouvelle : alors qu’ils revenaient de leurs vacances dans le bateau qui les conduisait chez eux à Pointe à Pitre en Guadeloupe, le bateau avait bougé brutalement et son épouse avait fait une mauvaise chute, s’étant mal réceptionnée elle a eu une fracture de la colonne vertébrale avec hospitalisation d’urgence en Martinique, immobilisation pendant quelques semaines, puis lit médicalisé à domicile en Guadeloupe pendant des mois. Conséquence, le pasteur évangéliste Dominique Dick ne pouvait plus m’accompagner en Afrique pour l’évangélisation.

Ensuite deux sœurs en Christ de l’Eglise s’étaient proposées de m’accompagner. Deux semaines après les mauvaises nouvelles du pasteur Dick, elles m’informaient qu’elles ne se sentaient pas spirituellement prêtes pour cette mission... Mais malgré tout, les plans de Dieu étaient en marche pour cette mission et deux chrétiens très engagés, un jeune couple voisin, se proposèrent de se joindre à moi pour cette mission.

La première attaque dont je ne fus au courant que plus tard, fut la fausse-couche dont l’épouse fut victime juste avant de me rejoindre au Cameroun. Puis j’appris que ma fille qui était à cinq mois de grossesse venait d’être admise à l’hôpital parce qu’elle perdait les eaux. Un mois plus tard elle perdait sa fille alors que j’étais encore en évangélisation et que nous ne cessions de prier pour que le Seigneur préserve sa vie et celle de son bébé.

Une fois de retour en France en décembre, je ne me sentais pas bien physiquement et je fis part à mon médecin cardiologue que je voyais en début janvier de mes inquiétudes au sujet de ma santé. C’est alors qu’elle me prescrivit des analyses médicales en me demandant de présenter les résultats à mon médecin généraliste. C’est alors que commença mon combat contre une maladie « invisible ». Je présentai les résultats au médecin qui me fit comprendre qu’il y avait probablement un petit problème d’insuffisance rénale, mais que cela pouvait provenir du fait que je fais beaucoup de sport. Il me demanda par conséquent d’arrêter mon sport pendant une semaine et de refaire les mêmes analyses qu’il me prescrivit à son tour. Ce qui fut fait, mais les résultats étaient les mêmes. Il m’envoya faire une échographie des reins auprès d’un cabinet de radiologie au centre ville. Je pris rendez-vous avec le radiologue et le jour de l’échographie celui-ci m’annonce qu’il y avait une petite formation nodulaire hyperéchogène avec anomalie de contour sur mon rein droit et le fait qu’elle n’apparaissait pas à la dernière échographie qu’il avait pratiquée deux années avant sur ce même rein l’incitait à recommander des investigations complémentaires, notamment un examen scanographique. Il me renvoya à mon médecin. A partir de là je compris que j’avais probablement un cancer du rein. Mais je décidai de n’en parler à personne jusqu’à ce que les analyses complémentaires le confirment.

Lorsque je présentai les résultats au médecin généraliste, il commença par me dire maladroitement que j’ai une tumeur au rein droit, puis se corrigea et l’appela « un nodule » qui nécessite des examens complémentaires. Puis maladroitement encore, comme s’il voulait minimiser la situation, il me raconta qu’un tas de gens vit avec un seul rein et que cela était fréquent. C’est alors que je décidai d’en parler à ma fille qui avait perdu son bébé en novembre en lui demandant de prier pour moi et de n’en parler à personne jusqu’à ce que cela soit confirmé par d’autres examens. Elle m’informa à cette occasion que son bébé qu’elle venait de perdre avait justement un problème de rein droit : elle n’en avait pas, effectivement ... Je fus convaincu qu’il s’agissait là d’une attaque diabolique. Je décidai d’en informer quelques frères et sœurs en Christ afin qu’ils se joignent à nous pour prier pour moi. Ainsi, en dehors de ma fille aînée, deux couples amis étaient au courant et priaient pour moi. Je nourrissais un espoir secret que les examens suivants infirment le diagnostique de cancer. Je ne voulais pas inquiéter inutilement mon épouse ce d’autant que je ne trouvais pas opportun de perturber les filles dans leurs études avec ce problème, surtout s’il s’avérait par la suite qu’il ne s’agissait pas de cancer. J’avais vécu des situations semblables en tant que membre du bureau de l’association de parents d’élèves du collège de mes filles et je connaissait les conséquences sur le travail des enfants concernés par cette situation et je voulais éviter cela à mes filles, du moins tant que la nature de la maladie n’était pas confirmée.

Je devais donc passer l’examen suivant au centre Paul Strauss, un centre de lutte contre le cancer de Strasbourg.

Pour moi le mot tumeur rimait avec l’expression « tu meurs ». Depuis que le médecin avait prononcé ce mot, cela me rongeait intérieurement et j’étais d’autant plus perturbé dans mon fort intérieur, que je ne pouvais en parler. C’était très lourd de porter cela pratiquement tout seul tous les jours, puisque ma pensé ne quittait pas un seul instant cette situation. Mais l’évangéliste que je suis se rappelait les paroles du Maître qui résonnaient en moi comme un encouragement : « Je suis avec vous, chaque jour jusqu’à la fin du monde. » Matthieu 28 :20. Après tout, me disais-je, je suis serviteur du Dieu Vivant et tout est sous son contrôle. Cette maladie n’est pas pour la mort, j’en avais la conviction ce d’autant qu’un homme de Dieu américain qui nous avait rendu visite à l’église à Strasbourg avait prophétisé sur moi que je ne mourrais pas de maladie, couché tranquillement sur mon lit, mais en plein action dans le service pour Christ ! Alléluia ! Alors l’ennemi pouvait m’attaquer sur ce terrain-là, je n’avais rien à craindre (Ps. 27 :1) Sachant que l’Eternel est mon Berger (Ps. 23), j’étais prêt à affronter la maladie.

Le 15 mars en sortant du Centre Paul Strauss, j’acquis la conviction qu’il était temps que j’en parle à ma famille. Je réunis alors le soir même Marie-Hélène et les filles pour leur annoncer la nouvelle. Mais avant cela, je laissai traîner exprès le dossier du centre Strauss sur la table pour qu’elles s’en doutent un peu et que ce ne soit pas trop lourd pour moi à annoncer. Comme sur le dossier on pouvait lire clairement « Centre de recherche contre le cancer », je me suis dit que mon épouse qui est toujours curieuse à lire tous les documents médicaux que je ramène à la maison tomberait certainement dessus. Ce fut le cas.

Après le souper, nous montâmes dans notre chambre et c’est là que j’annonçai la nouvelle à toutes les trois. Comme je l’avais prévu, mon épouse s’en était doutée. La réaction des filles était moins catastrophique que je ce à quoi je pouvais m’attendre, ce qui fut un encouragement pour moi. Elles semblaient même ne pas mesurer la portée de la situation. Après quoi l’Eglise fut informée et le peuple de Dieu nous porta dans la prière ma famille et moi-même. Les églises qui nous avaient reçus au Cameroun, nous portaient quotidiennement dans la prière ainsi que tous les organismes chrétiens auxquels nous appartenons. Cela nous faisait du bien de nous sentir entourés par le peuple de Dieu. La famille de Dieu est sans frontières. Quelle grâce !

Le médecin traitant m’envoya chez un urologue de bon renom en la matière. Il se trouva que c’est celui-là qui m’avait opéré de la prostate neuf années au par avant. Je pris donc rendez-vous avec lui et il fixa la date de l’opération au 14 avril. Il m’expliqua avec des schémas sur son ordinateur, la manière dont il allait procéder. Et qu’il ferait le nécessaire pour préserver le rein malade en ne faisant qu’une résection partielle, qu’il a appelé néphrectomie partielle du rein droit. Il m’informa qu’il allait le faire par « lombotomie », c’est-à-dire en pratiquant une incision sur le côté droit afin d’atteindre le rein et que je serai par conséquent couché sur le côté gauche. Il s’employa à me rassurer sur le déroulement de l’opération. J’avais confiance car la première opération (de la prostate) s’était bien déroulée comme il me l’avait expliqué et j’étais sorti de l’hôpital deux jours plus tard, deux semaines après j’étais en évangélisation au Cameroun avec un Camp Biblique International.

Mon témoignage :

La veille de mon opération, mon jeune frère qui était venu du Cameroun et mon épouse m’ont accompagné à l’hôpital où j’étais admis le dimanche en fin d’après-midi. Alors que nous étions entrain de discuter de manière très détendue, je reçus la visite d’un médecin anesthésiste qui était venu me préparer pour l’opération du lendemain. Ses propos plombèrent l’atmosphère qui était détendue quelques minute avant. Selon ses dires, je devais m’attendre à une ablation totale de mon rein droit, propos qui allaient complètement à l’opposé de ceux du chirurgien qui me promettait de préserver au maximum le rein atteint. Je lui rétorquai que ce n’était pas du tout ce que m’avait dit le chirurgien. Il me répondit qu’il y a souvent eu des surprises entre ce que montre l’imagerie et ce qu’ils découvrent une fois qu’ils ouvrent le patient, et que par conséquent, il fallait s’attendre au pire. Je pris très mal la chose et commençai à paniquer jusqu’au moment où je repris le dessus une fois que ce prophète de malheur était sorti de ma chambre. Je pris autorité dans le Nom Précieux de Jésus et je proclamai : « arrière de moi Satan, tu n’as aucune part avec moi ! » C’est alors que pus dormir tranquillement.

Le lendemain matin, lorsque le brancardier est venu me chercher et m’a mis sur la chaise roulante, j’eus une vision extraordinaire à la vue de la croix qui était au-dessus de la porte de sortie : Jésus était assis sur Son Trône et envoyait Son Ange me soigner. Il lui remit une pincette qui semblait sortir de l’azote liquide dans sa main droite, et une qui semblait sortir d’une fournaise ardente dans la main gauche. L’ange descendit vers moi et à ma surprise, il m’ouvrit le ventre, non pas comme le chirurgien m’avait expliqué qu’il le ferait, mais en dessous de la dernière côte du côté droit. Il sorti le rein et avec la pincette froide il pinça juste la tumeur et l’ôta. Lorsque le sang se mit à gicler, il prit la pincette incandescente et la posa sur la blessure et sang s’arrêta de couler. A l’instant même, le rein reprit son apparence normale et brillait comme s’il n’y avait jamais rien eu. Il semblait tout neuf ! Puis l’ange s’en alla.

Une joie immense m’inonda et j’étais totalement détendu lorsque je suis arrivé dans la salle d’opération. Le brancardier me confia aux bons soins d’une infirmière anesthésiste qui s’évertuait à me rassurer. A un moment donné je ne pouvais plus me retenir et j’éclatai de rire. Elle me demanda pourquoi et je lui répondis que c’était elle qui avait besoin d’être rassurée, car moi je l’étais déjà, parce que mon « Patron » avait déjà fait le travail. C’est alors que je lui racontai la vision que je venais d’avoir. Curieusement, elle n’a pas semblé plus surpris que ça et a rejoint l’équipe dans le boc opératoire. Je ne l’ai plus vu jusqu’à ce qu’une autre infirmière vienne me chercher pour me conduire au bloc. Une fois dans le bloc, je fus allongé sur le dos sur la table d’opération. A ce moment je reçu la visite d’un prêtre qui se présenta à moi comme « prêtre anesthésiste ». Il me dit qu’il avait appris que j’étais un homme de Dieu et qu’il venait s’occuper de moi. Je lui dis que j’en étais heureux, mais que le « Patron » s’était déjà chargé de l’opération. A ce moment, j’entendis une discussion entre le chirurgien et son assistante qui lui faisait remarquer qu’il avait prévu l’opération par lombotomie et s’il ne fallait pas plutôt me coucher sur le côté. J’ai entendu le chirurgien lui dire alors de laisser le patient s’endormir d’abord, puis plus rien...

Quand je repris connaissance dans la salle de réveil, je vis le chirurgien penché au-dessus de moi, qui me disait que tout s’était bien passé comme je l’avais prévu. J’imaginai alors que l’infirmière anesthésiste avait dû leur raconter ma vision. De plus, je venais de constater que j'avais été opéré, non plus par lombotomie, comme le chirurgien me l'avait expliqué pendant les entretiens préopératoires, mais exactement comme l'ange l'avait fait dans ma vision : par une incision sous-costale.

Les journées qui suivirent étaient hyper douloureuses pour moi. Je n’avais jamais autant souffert physiquement de toute ma vie. Je n’avais jamais imaginé combien cela pouvait être douloureux. Mais ça c’est une autre histoire.

Je sortais de l’hôpital dix jours après mon opération, j’avais rendez-vous six semaines après pour un premier contrôle au cabinet de l’urologue. Le jour du contrôle, lorsqu’il commença l’examen échographique de mon rein droit, il m’interpella soudain et me demanda de regarder le moniteur de l’échographe : - il n’y a même pas trace d’une cicatrice, il est comme neuf votre rein ! Me dit-il. Bien évidemment, je ne suis pas capable de distinguer une anomalie, une cicatrice ou quoi que ce soit sur une échographie et à vrai dire je n’y voyais rien. Mais je savais une chose : dans ma vision, j’avais vu que mon rein était devenu neuf, sans aucune cicatrice après l’intervention de l’ange, brillant comme s’il n’y avait rien eu et c’est la confirmation que je venais d’avoir. Que le Seigneur soit glorifié !

Malgré les incertitudes de la maladie et des suites opératoires, j’avais reçu la conviction de maintenir certaines activités : La Journée Mondiale de Prière et la Mission de réconciliation de Lifeline Expedition en Guadeloupe et en Martinique. Pour le premier, le Seigneur avait pourvu. Un ami et frère de tout cœur avait pu me remplacer et m’aider dans l’organisation. D’autres personnes s’étaient impliquées et le programme avait pu avoir lieu. Pour le deuxième, mes forces avaient été renouvelées miraculeusement lorsque j’ai posé mes pieds en Martinique. Je suis rentré en si excellente forme de cette mission que lorsque le médecin spécialiste de la gorge m’a examiné, il a trouvé que j’étais à même de supporter une seconde opération : celles des amygdales et di voile du palais sur lesquels une problème se posait également. Deux mois après l’opération du rein, je passais de nouveau sur la table d’opération. Cette fois-ci c’était encore plus douloureux que la première et j’espère que ce sera la dernière. J’ai repris mes activités et j’ai la conviction que c’est dans la consécration au Seigneur que je retrouverai le renouvellement de mon état de santé, et la plénitude de mes moyens.

« C’est Lui... qui guérit toutes tes maladies ; c’est Lui qui délivre ta vie de la fosse, Qui te couronne de bonté et de miséricorde,... Qui te fait rajeunir comme l’aigle. » Psaume 103 : 3-5

Je prépare trois rencontres internationales importantes avant la fin de l'année 2013 :
-         La consultation pour l’évangélisation de la diaspora en Europe de Amsterdam en fin Septembre
-    La Marche sous les « chaînes et les jougs », une marche prophétique pour la réconciliation des peuples concernés par le commerce triangulaire à Haïti en Novembre
-    La campagne d'évangélisation à Douala et au Nord Cameroun en décembre.

Que le Seigneur renouvelle mes forces!
   

mercredi 27 mars 2013

L'AFRIQUE EST-ELLE UN CONTINENT MAUDIT?



Je ne voudrais pas alimenter le cercle des Afro-pessimistes, mais ce qui s’est passé au Cameroun il y a quelques semaines avec l’enlèvement de toute une famille de sept personnes dont quatre enfants, appelle à réflexion.

Après la traite européenne des noirs qui a vidé le continent de sa population, la révolution industrielle en Europe à la fin du 18ème siècle qui a abouti à la colonisation et à l’appropriation par l’Occident des richesses agricoles et du sous-sol africain pour les besoins de cette industrie, nous ne pouvons que constater les dégâts causés par toutes ces hégémonies au continent Africain. Cette situation perdure encore et le plus souvent, est à l’origine des guerres fratricides dans ce continent. Elle ne profite qu’aux multinationales qui ont fait main basse sur l’exploitation de ces richesses, et nous pouvons nous interroger sur les nouvelles formes d’hégémonies qui se profilent à l’horizon de ce continent. Elles sont insidieuses et moins agressives lorsqu’elles viennent de l’Asie, mais violentes et religieuses lorsqu’elles sont issues d’un certain Islam.

Les gouvernements africains sont exsangues par les restrictions budgétaires que leur impose le FMI. Ils vivent cette situation paradoxale qui fait qu’ils forment des populations auxquelles ils ne peuvent fournir du travail par la suite ce qui donne de jeunes ingénieurs, médecins juristes et autres qui ne trouvent pas d’emploi faute de budget et soit alimentent le vivier de chômeurs diplômés, soit s’en vont exercer en Occident, aux Etats-Unis ou au Canada. Cette situation entraîne le ralentissement de l’activité économique de ces pays qui pourtant ont tout pour imprimer à leurs économies une croissance à deux chiffres. Tout y est à faire ou à refaire ! Sans parler de la corruption qui gangrène leurs systèmes économiques.

Ce qui se passe au Mali, aussi bien que ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire il y a quelques années, nous instruit sur les capacités réelles de ces états à assurer leur indépendance. Les armées africaines sont justes bonnes pour maintenir leurs despotes au pouvoir et brimer les populations locales. On en arrive à se demander si cela n’est pas fait exprès pour que les puissances ex-coloniales (et plus que jamais néocoloniales) demeurent des gendarmes éternels de ce continent, ce qui leur donne la maîtrise sur ses richesses.

En même temps, certains africains qui n’ont pas les moyens de leur politique, jubilent du fait que les occidentaux désertent des régions de ce continent à cause de l’insécurité. J’ose espérer qu’ils se rendent compte que l’Afrique n’aime pas le vide : quand les africains eux-mêmes ne sont pas capables de le combler, d’autres prennent la place sans rien demander à personne. Ce sont ceux-là qui critiquaient le Paris-Dakar à cause des quelques accidents de parcours sur lesquels ils s’appuyaient pour vilipender les organisateurs sur leur mépris de l’Afrique, ou autres actions de ce type en oubliant les retombées économiques. Aujourd’hui, cette compétition qui n’a plus d’Afrique que de nom, profite au continent sud américain..., aujourd’hui les enfants d’Afrique continuent de mourir et meurent plus qu’avec le Dakar, dix fois, cent fois plus avec les kalachnikov des islamistes.

L’Afrique noire est-elle maudite ?

Le tourisme camerounais était déjà très timide et mal en point par rapport au tourisme dans d’autres pays africains tels que le Kenya, l’Afrique du Sud etc. Cette région du Nord Cameroun a été très calme jusqu’ici. Chrétiens et musulmans cohabitaient dans une entente presque cordiale. Mais à cause de la prise d’otage de la famille française, cette partie du pays est désormais zone réputée dangereuse. À tel point que tous nos projets dans cette région sont remis en question.

- Il n’est plus question d’emmener une équipe de l’institution Notre Dame de Sion à Doreissou pour l’inauguration du puits que les élèves ont contribué à creuser, des bancs du Collège–Lycée qu’ils ont financé, la menace terroriste étant devenue réelle dans cette région. Ce ne sont pas les interventions contradictoires et maladroites des autorités camerounaises qui vont prouver le contraire.

- L’un des responsables de l’organisation « Next Generation » de Luis Palau qui devait s’impliquer dans l’évangélisation au Nord Cameroun, vient de m’informer de leur retrait de ce projet. Nous devions, à la suite du Congrès pour l’évangélisation du Nord Cameroun qui devait se tenir à Maroua, investir une dizaine de localités de l’Extrême Nord du Cameroun pour y organiser une semaine d’évangélisation.

Jusques à quand cela va-t-il durer ? Jusques à quand les chrétiens vont-il reculer devant la violence Islamiste croissante en Afrique subsaharienne ? Je viens de lire l’histoire du pasteur Akono que m’a envoyé Open Doors USA : originaire du Cameroun, il a ouvert une église au Nord du Nigeria qui a connu jusqu’en 2011 une croissance remarquable au point d’atteindre plus de 500 membres. Voici ce que nous rapporte Portes Ouvertes USA dans son message du 15 mars 2013, c’est Akono qui raconte : « Chacun de nous vit dans la crainte perpétuelle. Parfois les foyers des chrétiens sont attaqués dans la nuit. Nous vivons dans une peur constante. Ma tante et deux neveux âgés de 14 et 15 ans étaient seuls à la maison un soir, et des hommes sont venus pour prendre son mari. Mais comme ils ne pouvaient le faire, ils ont massacré les deux garçons devant leur mère... » À ce jour son église compte à peine une centaine de membres. Est-ce cela qui nous attends au Nord Cameroun ? Avons-nous le droit de tout laisser tomber et regarder les islamistes s’installer sur le territoire africain sans rien faire ? Sinon, que faire, comment changer la donne ?

Que le Seigneur nous fasse grâce !

Daniel MPONDO

mardi 9 octobre 2012

2 ème Marche: Black River


La deuxième marche se fera à Black River. Faire une seule marche se révélait, notamment pour nous qui le faisions pour la première fois, Physiquement, mentalement, émotionnellement et spirituellement exigent et épuisant. David Pott, nous a comparé à une équipe de foot après un match. Sauf que les footballeurs avaient une semaine pour se préparer pour le prochain match alors que nous devions remettre cela le lendemain et parfois le jour même.

L’événement historique qui a marqué notre marche à Black River : il s’agissait du massacre des esclaves du navire anglais « the Zong ». Par cupidité le capitaine de ce navire l’a surchargé d’esclaves noirs 470 pour un navire qui était fait pour environ 200, et pendant la traversée 60 parmi eux étaient morts par manque de nourriture et d’eau et de nombreux tombèrent malade. Or selon la loi anglaise, pour les esclaves morts de maladie ou de faim dans le navire, le capitaine n’était pas indemnisé. Par contre s’ils étaient tombés dans la mer le capitaine touchait une indemnité sur la marchandise perdue en mer. Pour cette raison, celui-ci jeta par-dessus bord tous les esclaves affamés et malades. Il en jeta ainsi 133 en trois jours, tous périrent, un seul réussit à s’échapper. Des 470 esclaves embarqués en Afrique seul 208 arrivèrent à Black River. L’affaire fut portée à la compagnie d’assurance qui refusa d’indemniser le capitaine véreux. Ce fut le début de la prise de conscience en occident de la problématique du commerce des esclaves noirs. La chose ayant été publiquement exposée, les yeux des anglais furent ouverts sur la cruauté de ce trafic et un mouvement abolitionniste prit naissance.

La marche commença sur le quai Farquharson non loin du monument dédié aux esclaves du « Zong » qui se situait à 100 mètres de là et où celle-ci devait prendre fin. Les policiers chargés de notre escorte nous suggérèrent de marcher le long de la berge jusqu’au tribunal, une imposante bâtisse coloniale devant laquelle nous avons fait un arrêt, prié et proclamé face à la mer d’où étaient débarqués les esclaves. Puis nous sommes revenus sur nos pas, avons contourné la grande église pour nous rendre à la place du massacre du Zong en passant par le marché. Les réactions étaient diverses parmi la population. Celle qui retint mon attention par la charge émotionnelle qu’elle contenait est celle d’un homme qui s’approchant de nous nous interpella d’une manière si poignante que des larmes me vinrent aux yeux. Il nous criait ceci : « pouvez-vous me rendre ma culture et mon nom ? Pouvez-vous me dire qui je suis et d’où je viens ? »

Alors que l’équipe se tenait debout devant la stèle attendant de faire les déclarations, le journaliste du « Gleaner » s’est entretenu avec les membres de l’équipe et en particulier avec David Pott sur les raisons de notre démarche en posant les questions pertinentes que le publique aurait pu poser. Ceci nous donna l’occasion non seulement de lui répondre mais aussi de nous adresser ainsi à tous ceux qui étaient rassemblés autour de nous. A la fin de nos déclarations les populations, après nous avoir accordé leur pardon, nous ont délivré des chaînes et des jougs. Nous avons bien terminé cette marche, fatigués mais satisfaits de notre journée.

jeudi 19 avril 2012

Le Sangs Précieux de Jésus-Christ 2

Romain 6 : 9-10, souligne qu’il est mort une fois pour toutes et que la mort n’a plus aucun pouvoir sur Lui : « Car nous savons que le Christ ressuscité des morts ne meurt plus, la mort n’a plus de pouvoir sur Lui. Il est mort et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes. Mais à présent, il est vivant aux et il vit pour Dieu. » Et Jésus dit dans apocalypse 1 :18 « J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du Séjour des morts. » Il est présenté dans ce livre comme l’Agneau de Dieu, et non pas par ses autres noms, Lion de Judas, progéniture de la femme, l’Etoile brillante du matin etc., tous ces noms merveilleux et évocateurs de la Bible. Agneau de Dieu, nom qui le situe dans sa fonction de rédempteur, assis sur le trône, et les anges et les êtres célestes crient et chantent « digne est l’Agneau immolé, de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire et la louange » Apo. 5 :12. Et un peu avant, Apo. 5 :9-10 « Et ils chantaient un cantique nouveau : Oui Tu es digne de recevoir le livre, et d’en briser le sceau car Tu as été mis à mort et Tu as racheté pour Dieu par Ton sang répandu, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, de toutes nations. Tu as fait d’eux un peuple de rois et de prêtres au service de notre Dieu, et ils régneront sur la terre. »

Dès le premier chapitre de ce livre aux versets 5 et 6 Jean dit : « A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu Son Père, à Lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen ! » Ils nous a lavés dans son sang, il nous a délivrés par son sang voyons-nous, puis au chapitre 7 :13-15 il est dit « Et l’un de vieillards prit la parole et me dit : Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils, d’où sont-ils venus ? Je Lui dis : Mon Seigneur, tu le sais. Et il me dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation ; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. C’est pour cela qu’ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans Son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux ; » ce sont ceux qui sont sortis de la grande tribulation qui se tiennent devant Dieu. Pourquoi ont-ils la capacité de se tenir devant Dieu et le servir ? Parce qu’ils ont lavé leurs robes, leurs habits dans le Sang précieux de l’Agneau de Dieu.

Si nous allons au chapitre 12 du même livre : et au verset 11, nous y lisons qu’« Ils l’ont vaincu (l’accusateur) à cause du sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort. » puis 19 :13 alors que Jésus est sur le chemin qui mène du ciel à la terre, monté sur un magnifique cheval blanc, remarquons qu’Il entre à Jérusalem monté sur un ânon, le petit d’une ânesse, et que son retour sur la terre se fait sur un magnifique cheval blanc, la Bible dit qu’ « Il était revêtu d’un vêtement teint de sang. Son nom est Parole de Dieu » Et Il avait sur Son vêtement et sur Sa cuisse un nom écrit « Roi des rois Seigneur des Seigneurs. » C’est sans doute ce vêtement spécial qu’Il a lavé dans Son Sang lors de Son sacrifice à la croix de Golgotha, qu’Il a porté après la résurrection devant le Trône du Père lorsqu’Il a tout accompli, qu’Il revêt pour son retour glorieux dans la nuée du ciel. Il revient avec force et puissance, dans toute Sa gloire ! Alléluia !

Ainsi le Sang précieux est important et nous allons voir combien il l’est aux yeux de Dieu. 1Pierre 1 :18-20 « Vous avez été libérés de cette manière futile de vivre que vous ont transmise vos ancêtres et vous savez à quel prix. Ce n’est pas par des biens qui se dévaluent comme l’argent et l’or. Non, il a fallu que Christ, tel un Agneau pur et sans défaut, verse Son Sang précieux en sacrifice pour vous. Dès avant la création du monde, Dieu l’avait choisi pour cela et Il a paru, dans ces temps qui sont les derniers, pour agir en votre faveur. » C’est l’un des passage qui m’ont beaucoup interpellé sur le sang précieux de l’Agneau de Dieu et à travers lequel j’ai compris l’importance du Sang de Jésus dans ma vie. Au verset 18 Pierre dit que nous n’avons pas été racheté par des choses périssables, puis il continue en nous disant au verset suivant que nous avons été racheté par le précieux Sang de Jésus. Ainsi, si nous n’avons pas été sauvés par des choses corruptibles mais par le sang du Christ, cela revient à dire que le ce Sang est incorruptible. Le mot grec que Pierre utilise ici pour corruptible se réfère à ce qui est susceptible de pourrir, se décomposer ou tomber en ruine. Spirituellement, c’est quelque chose qui est sujet à la déchéance ou à la décadence. Donc Pierre insiste sur le fait que nous ne sommes pas sauvés par quelque chose qui est appelé à se désintégrer, s’éteindre ou se ruiner, mais par le Sang Précieux. C’est pourquoi j’en suis persuadé, Satan hait tant le Sang de Jésus et est autant enclin à le combattre. Parce que ce Sang est par sa nature impérissable, incorruptible. Il n’est pas dégradable, il ne peut pourrir. Le Précieux Sang de Jésus, parce qu’il n’a jamais connu le péché, à cause de la manière dont il a été conçu dans le sein de la vierge Marie, n’a pas intégré la nature pécheresse de l’humanité. Jésus n’a jamais dévié en rien de la mission que Lui a confié le Père. Il n’a pas désobéi au Père, Il n’a succombé à aucune tentation, quoiqu’il ait été tenté à la manière dont nous le sommes ou pouvons l’être (Hébreux 4 :15), et même de telle manière que nous ne pouvons pas l’être ! Nous pouvons être personnellement tentés de comparer les tentations auxquelles nous sommes soumis à la tentation du Christ. Mais la tentation à laquelle Il a été soumis au début de Son ministère était une tentation messianique. D’ailleurs le tentateur commençait toute tentation en lui disant : « si tu es le fils de Dieu... » alors que peu avant cela, dans le Jourdain, quand Jésus venait de prendre Son baptême, le ciel s’était ouvert et une voix s’était fait entendre alors que le Saint-Esprit descendait sur Lui sous forme corporelle d’une colombe, voix qui disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis tout mon amour ». Et le Saint-Esprit l’a accompagné tout au long de ces quarante jours de jeûne dans le désert. Malgré tout cela Satan a essayé de semer le doute dans l’esprit de Jésus au sujet de sa messianité et de son rôle messianique. Il n’est pas une tentation qu’il n’ait subie. Le premier Adam a succombé, mais le dernier Adam a vaincu, Alléluia ! Le premier Adam est passé de l’innocence à la culpabilité. Mais quand jésus a été conçu et est né, Il était innocent et a été trouvé juste. Il n’a connu aucun péché et toute la justice qu’Il a manifestée pendant les 33 années environs de Son ministère sur la terre était l’obéissance à Son Père. Il a constamment accompli Sa volonté, se réjouissant de le faire. Il l’a fait avec joie, en se donnant comme cadeau à l’humanité en imputant Sa justice à quiconque croirait en Lui, quelle grâce ! (Rom. 4 :6)

jeudi 12 avril 2012

Le Sangs Précieux de Jésus-Christ 1

Nous commençons ici une série d'enseignements sur le Sang Précieux de Jésus-Christ par le pasteur évangéliste Daniel MPONDO

Lire 1 Pierre 1: 18-20

Le Sang de Jésus est un élément fondamental de notre foi, Par fondamental, j’entends qu’il s’agit d’une partie importante de la foi chrétienne, qui constitue l’une des bases de la religion chrétienne, comme la naissance virginale de Jésus. Ce sont des choses qui ne sont pas ouvertes à la négociation, des principes avec lesquels nous ne pouvons discuter. Tout au long de notre vie chrétienne, nous acquérons des connaissances au fur et à mesure de notre progression dans la foi, qui pourraient être sujet à interprétation différentes par d’autres chrétiens sincères, qui peuvent a voir un autre point de vue, notamment dans le domaine de l’eschatologie ou de la seconde venue de Christ. Nous pouvons être de vrais chrétiens qui nous aimons les uns les autres de l’Amour du Seigneur et n’être pas d’accord sur telle ou telle interprétation. Mais il n’est pas de même en ce qui concerne le Sang précieux de Jésus-Christ.

Le Sang est un des fondements de notre foi, un élément fondamental qui ne soit pas négociable, de la même manière que la réalité de la résurrection de Son corps de mort. Nous ne pouvons pas ignorer le pouvoir, la puissance du Sang de Jésus le Christ et Sa place dans la théologie chrétienne. Depuis des siècles il est chanté, exalté par des cantiques, des hymnes et des louanges à notre Dieu, il est glorifié, il est glorifié par des chrétiens sincères. Il tient une place d’importante dans la prédication des apôtres des églises primitives comme Paul et Pierre, ainsi que les autres écrivains de Nouveau Testament qui proclament Son importance fondamentale dans la foi chrétienne et ses vertus. Et lorsque pendant la période sombre de la chrétienté ces vérités fondamentales ont été perdues, notamment au Moyen Âge, Dieu a suscité des réformateurs tels que Martin Luther, Jean Calvin Ulrich Zwingley, John Knox et bien d’autres encore. Et sans exception, chacun de ces leaders était un fervent défenseur des vertus du Sang Précieux de Jésus-Christ.

Après les réformateurs viennent les revivalistes, les frères Wesley, John et Charles, qui mettent eux aussi l’accent sur le Précieux Sang. John par exemple, dans chacun de ses 40 000 sermons, presque sans exception amis l’accent sur les vertus du Sang de Jésus ou au minimum l’a mentionné. Son frère Charles a composé plus de 6000 cantiques dont la majeure partie mentionne le Sang Précieux du Christ. Dans les débuts de l’Eglise Méthodiste, Il était l’une des vérités qui étaient prioritairement enseignées.

Aujourd’hui encore dans nos sociétés occidentales, de nombreux chrétiens accordent de l’importance, donnent un sens au Sang Précieux de Jésus, mais ils ne comprennent que sa vertu salvatrice, les conséquences du sacrifice par le sang de Jésus dans la nouvelle alliance. Ils comprennent le sens du pardon, de la rédemption tels que nous pouvons le voir dans les écritures :

Ephésien1 :7 « En Lui nous avons la rédemption par son sang, le pardon des péchés selon la richesse de Sa grâce... »

Colossiens 1 :14 « En Lui nous avons la rédemption, le pardon des péchés... »

Hébreux 9 :22 « Et presque tout, d’après la loi est purifié avec du Sang, et sans le sang il n’y a pas de pardon. »

Lévitique 17 : 11 « Car la vie de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel afin qu’il serve d’expiation pour vos âmes, car c’est par la vie que le sang fait l’expiation. »

Ils comprennent tout cela, mais ils n’ont aucune idée, aucune conscience de l’aide que ce Sang peut apporter, de Son pouvoir ou de Sa puissance dans la conduite ou dans la marche quotidienne du chrétien.

Dans Apocalypse 12 :11 « Ils l’ont vaincu à cause du Sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort. »

Lorsque nous témoignons, la parole dit que le Sang de l’Agneau nous apporte la victoire. Nous sommes ainsi vainqueurs de l’ennemi dans notre marche quotidienne. Le Sang est l’une de nos armes de guerre pour le combat. Dans une armée le soldat doit savoir non pas seulement tenir et entretenir son arme, mais il doit savoir l’utiliser et l’utilise à bon escient en optimisant son utilisation pour mieux combattre et vaincre l’ennemi. C’est ainsi que nous chrétiens, nous avons aussi besoin de savoir comment utiliser le nom Jésus, le Sangs de l’Agneau de Dieu et la parole dans notre vie quotidienne pour remporter des victoires.

Les pentecôtistes en général ont une connaissance et une croyance des vertus de ce Sang. Mais il y a eu dans ce mouvement, notamment dans certaines communautés, beaucoup de malentendus, d’idées fausses qui ont amoindri la portée du Sang de Jésus. On a parfois entendu de la bouche de certains que ce qui importait n’était pas la manière dont Christ est mort, mais seulement qu’il soit mort pour nous sauver. Et encore que quand l’apôtre dit que nous sommes justifiés par le Sang de Jésus cela ne signifie pas littéralement le sang versé et qui aurait coulé. Beaucoup dans d’autres confessions ou d’autres communautés le pensent aussi. Certains même vont jusqu’à émettre des théories selon lesquelles lorsque Jésus est mort, il est descendu aux enfers de géhenne où il a été fait péché pour nous et d’où Il devait naître de nouveau au troisième jour et c’est ainsi que l’église aurait commencé. Cela voudrait donc dire que l’église aurait commencé en enfer.

Nous croyons que le salut est racheté par le Sang, il n’a pas commencé aux enfers, que lorsque Jésus a dit « tout est accompli », le salut était définitivement accompli par son Sang versé et non pas qu’il continuerait à s’accomplir de quelque manière que ce soit. Nous croyons que lorsque Jésus à la croix de Golgotha a dit « Père je remets tout entre tes mains », Il parlait à Dieu le Père, ABBA, Père, et qu’Il avait vraiment remis son Esprit entre Ses mains, non pas qu’Il ait été livré à l’ennemi, mais qu’Il ait donné Son Sang à la croix. La prédication de la croix, ou l’enseignement de l’œuvre accompli par le sang est d’une importance capitale pour la foi chrétienne. Satan essaie de minimiser son importance pour éloigner le peuple de la croix.

1 Corinthien 1 :18 « car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu. »

Dans le livre de l’Apocalypse de Jean nous rencontrons plusieurs références au Sang et Jésus y est présenté comme un Agneau, l’Agneau de Dieu qui a été immolé. Dans Apocalypse 5 :6 nous lisons « Alors je vois un Agneau debout. Il est près du Siège royal au milieu des quatre êtres vivants et des anciens. L’Agneau semble offert en sacrifice. » (PDV) la version du Semeur dit ceci : « Alors je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un Agneau qui se tenait debout. Il semblait avoir été égorgé. » La Louis Second dit « ...comme immolé ». Il semble ressortir comme une contradiction ici : comment un agneau immolé peut-il se tenir debout ? Cela souligne simplement le fait que Jésus est mort une fois pour toutes, que Son Sang a été versé une fois pour toutes pour la rédemption de l’homme, qu’Il n’est pas resté dans cette mort qui était un acte sacerdotal : le Souverain Sacrificateur éternel qui apporte Son Sang dans le Lieu Très Saint qui cette fois n’est pas fait de main d’homme pour enlever, et non pas couvrir pour un certain temps, le péché du monde. Alléluia !