lundi 4 août 2014

CRAF DAKAR 2014

Réunion plénière
La Consultation Régionale pour l'Afrique Francophone

Du 25 au 29 mars 2014 s’est tenue à Dakar la consultation de CRAF (Consultation Régionale pour l’Afrique Francophone) pour l’évangélisation de l’Afrique. C’est un mouvement don l’objectif est d’encourager les Églises, Missions et Ministères africains à collaborer pour terminer la tâche d’évangélisation de l’Afrique. Elle prône une collaboration et une mise en commun des ressources pour mieux atteindre les objectifs d’évangélisation : atteindre les groupes non encore atteints, pour répondre à la grande commission de notre Seigneur Jésus-Christ « allez et faites de toutes les nations des disciples... ».
Ont pris part à cette rencontre, des responsables d’Églises, Missions et Ministères, responsables avec une expertise et une perspective spéciales sur un sujet spécifique, capables de mettre en pratique les résolutions de la Consultation et auxquels il a été demandé de recevoir et discuter pendant les instituts de formation et en ateliers le sujets en vue de les définir, de décrire les obstacles à l’évangélisation et de recueillir les meilleures pratiques liées à ces sujets. Différents groupe de louange nous ont accompagnés tout au long de la consultation. Les réunions commençaient toujours par un temps de louange suivi d'un moment de méditation.
Lors des séances plénières, quelques responsables des Misions et Églises présents aux assises nous ont présenté et partagé leurs expériences. Après quoi, en Instituts de Formation puis en ateliers nous avons abordé des questions diverses tels que le partenariat, les mouvements d’implantation d’églises, l’oralité, la formation, le recrutement, l’envoi et le soutien de missionnaires, l’intendance biblique et le financement local des missions, l’évangélisation en milieu urbain, le rôle des Missions Occidentales en Afrique, les médias etc.

Chacun des groupes de travail a produit des recommandations pour l’Église en vue d’être mises en application dans des partenariats sur le plan local, national et régional par les leaders évangéliques. Ces recommandations sont consignées dans un document final. Elles vont dans le sens de la vision de CRAF que L’Église en Afrique Francophone fraye la voie pour un engagement en Afrique et au-delà en vue d’atteindre toutes les nations avec l’évangile à travers des partenariats stratégiques.
En marge de la consultation, nous avons tenu des réunions du MANI - Movement for African National Initiatives - un mouvement panafricain pour l'évangélisation dont l'objectif est d'atteindre les groupes de populations non encore atteintes par l'évangile. Cette réunion avait pour but la préparation des États Généraux pour l’évangélisation qui se tiendront à Accra au Ghana en février 2015. Cette réunion a permis de terminer l’organisation de cette grande rencontre de leaders d’Églises et Missions, Fédérations et unions d’Église d’Afrique ainsi que des partenaires mondiaux. Il reste maintenant à la mettre en pratique par les différents comités mis en place à cet effet, notamment le comité local d’organisation à Accra.

vendredi 11 juillet 2014

TABLE RONDE DE LA DIASPORA DU MVT DE LAUSANNE EN ALLEMAGNE FEVRIER 2014



Leaders de la Diaspora Europe du Mouvement de Lausann


Table ronde des Leaders de la Diaspora Europe du Mouvement de Lausanne en Allemagne
Lors de la consultation de la Diaspora à Amsterdam en septembre 2013, le frère Hun Kim nous a informé de la tenue à Manille en mars 2015 du Congrès de Lausanne pour la Diaspora. Nous sommes convenus par la suite de nous rencontrer au moins une fois, soit en Grande Bretagne, soit en Allemagne pour cette préparation et m’a chargé d’inviter les ministères africains à participer à cette table ronde.

Ainsi cette réunion s’est tenue à Burbach-Holzhauser près de Haigger en Allemagne du 9 au 11 février dernier. Se sont retrouvés autour de la même table, les européens responsables de mouvements et missions intervenant dans et parmi les diasporas d’Europe tels que Allianz Mission, Le Ministère Européen pour les réfugiés, la Diaspora Church and Reverse Mission », un ministère Danois (KIT - Migrant Church Planting) né du fait de la conscience des autorités Danoises de l’importance de la religion dans la vie de l’homme, après que des représentations de ce pays ont été brûlés à l’étranger etc. et les différents responsables de Ministères issus de l’Immigration originaires d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Asie. Je déplore que les ministères africains, nombreux en Europe, notamment au sein d’un mouvement dénommé « GATE » n’aient pas répondu présents à cette invitation. Les ministères issus de l’Amérique Latine étaient également en nombre réduit, alors que ceux venant d’Asie étaient bien représentés.

Après avoir partagé tour à tour sur les expériences des uns et des autres, nous avons analysé la situation de l’immigration en Europe et les difficultés dans les rapports entre ministères issus de l’immigration et les ministères autochtones ainsi qu’avec les ministères issus de l’immigration entre eux, nous avons réfléchi sur les actions à entreprendre amener un changement de mentalité.
Nous avons souligné quelques difficulté d’évaluation des populations migrantes en particulier en France où les statistiques dans ce sens sont soit inaccessible, soi inexistantes, contrairement à de nombreux pays d’Europe. Ce serait un bon outil de travail pour l’étude des implantations d’églises. Nous avons souligné la nécessité de travailler en partenariat, d’une part avec les ministères autochtones pour l’évangélisation des populations immigrées comme celui des populations indigènes de plus en plus enclines à la sécularisation, ainsi qu’entre les divers ministères issus de l’immigration. Après avoir relevés les obstacles à cette collaboration, (manque de connaissance réciproque, incompréhensions, manque de communication, attentes démesurées d’un côté comme de l’autre, souvent des stéréotypes issus de la colonisation etc.) nous avons décidé d’étudier les moyens de remédier à cette situation pour l’avancement du Royaume de Dieu. Un comité de travail a été mis en place pour travailler avant la rencontre de Manille, qui devra se réunir pour élaborer un programme initial et faire des propositions.

La prochaine rencontre devra avoir lieu dans les prochains mois. Nous avons souhaité au moins deux avant la fin de l’année ou au plus tard le début de l’année 2015.

jeudi 6 mars 2014

LA MISSION AU CAMEROUN 2013


Campagne du Conseil des Églises Protestantes de GAROUA

Deuxième partie: le Nord Cameroun, une zone dite à majorité musulmane. Elle s’est déroulée en deux étapes :
Première étape Garoua.
Pour ce programme le Chanteur évangéliste Armando Gomes de Bulle en France, nous a courageusement rejoint, malgré les craintes de sa famille. Il a d’ailleurs été d’un soutien inestimable qui nous a permis d’intervenir en alternance dans les quartiers que nous avions investis. Sa présence dans l’équipe a été très appréciée et nous espérons faire équipe avec lui dans d’autres projets. Le pasteur Dominique Dick qui avait eu des problèmes de correspondance avec ses vols nous a rejoint plus tard renforçant
ainsi le travail d’équipe.
 
La campagne a été organisée sous l’égide du Conseil des Églises Protestantes de Garoua. Nous avons bénéficié d’une préparation bien pensée du terrain par l’équipe d’évangélisation du pasteur Koum Emmanuel venu de Douala, ainsi que de l’organisation des églises de Garoua sous la conduite du pasteur Robert BELLO.


Les actions se sont déroulées en deux manches :  

après une courte exhortation le matin, dans les locaux de l’Église Évangélique Luthérienne, les équipes d’évangélistes se répartissaient dans les quartiers où elle faisaient du porte-à-porte dans la zone où se tenait la réuni publique le soir, annonçant Jésus et distribuant des tracts et des traités.

 Nous avons reçu un accueil auquel nous ne nous attendions pas dans une région fortement islamisée. De nombreuses âmes sont venues à Christ et des miracles ont été vécus dans des familles dont certains témoignages sont poignants. Celui par exemple de cette mère de famille dont le fils était parti depuis des années et dont elle n’avait plus de nouvelles ; lorsque l’équipe d’évangélisation a prié pour le retour de celui-ci, une demi-heure plus tard il se présentait chez lui. Il venait, disait-il, récupérer ses affaires pour disparaître définitivement de la vie de sa famille car il allait rejoindre une société secrète, dont il montra l'invitation au pasteur Maurice qui conduisait cette équipe, pour s'adonner à la magie. Il reçu sur le champ la parole de Dieu et donna sa vie à Christ. En remerciant l'équipe, il leur dit que c'est vraiment Dieu qui les avait envoyé car sa vie venait de connaître un tournant auquel il ne s'attendait pas. Il venait d'être sauvé in-extrémis! Sa mère était heureuse et glorifiait Dieu, c'était la fête dans cette famille qui était si reconnaissante aux hommes de Dieu d'avoir frappé à leur porte ce jour-là. La victoire est à notre Dieu !

 
Nous avons vécu bien d’autres aventures aussi palpitantes avec le Seigneur, mais pour ma part, le plus grand miracle était chaque fois que l’appel était lancé après la projection suivie d’une prédication et que nous voyions des centaines d’âmes avancer pour donner leur vie à Christ. Quelle grâce et quel privilège de pouvoir être un instrument entre les mains du Seigneur pour Son œuvre !

Mais aussi une pointe de tristesse lorsque nous avons appris avant notre départ pour Ngaoundéré, que certains quartiers nous réclamaient pour y organiser des réunions publiques. En effet, nous investissions pendant deux soirées un quartier cible dans lequel des équipes d’évangélisation étaient envoyées dans la matinée pour proclamer la bonne nouvelle et inviter à la réunion du soir. Puis après deux jours nous allions dans un autre quartier.


Notre aventure s’arrêtait là avec notre frère Armando Gomes que nous avons laissé à Garoua où il avait encore un programme avec les jeunes des églises ayant participé à la campagne ainsi qu’une émission à la radio chrétienne. Il repartait le lendemain pour Douala où il était également attendu par la Communauté Francophone Shalom pour un autre programme dont nous avons eu des échos très positifs, celle-ci ayant été bénie par son passage.

samedi 15 février 2014

LA MISSION AU CAMEROUN 2013


Première partie : Douala avec la Communauté Francophone Shalom de Bonalembe

Pour le programme de Douala du 3 au 10 décembre, nous étions les invités de la Communauté Francophone Shalom de Bonalembe, Congrégation Baptiste Camerounaise (CBC), par son berger le Dr. Emmanuel MPONDO. Le programme de Douala a été bouleversé par le désistement en dernière minute de l’un des invités de Strasbourg. Ce qui a fait que les affiches n’avaient pas été modifié lors de mon arrivée à Douala.

Les autres invités, Dominique Dick de la Guadeloupe et Armando Gomès de France n’avaient pu nos rejoindre pour cette premières action pour diverses raisons. Mais ils nous rejoindront par la suite pour les actions au Nord avec Emmanuel KOUM et un collectif de pasteurs d’Eglises Evangéliques de Garoua.

A Douala nous avons participé à des émissions de deux radios chrétiennes, la RBN, Radio Bonne Nouvelle et la Radio Vie Nouvelle. Avec cette dernière j’ai participé par la suite à une table ronde de deux heures avec des pasteurs sur la problématique de certains hommes de Dieu qui semblent rechercher Dieu à travers les biens matériels et les conséquences de ces dérives.
Au final nous étions deux intervenants pour les soirées du 5 au 7 décembre, l’évangéliste Noé MBELLA de l’Arche, basé au Cameroun et moi-même.

Le groupe de louange de la communauté Shalom nous a merveilleusement conduit lors de chaque soirée devant la présence du Seigneur par une louange exceptionnelle

Une équipe conduite par la soeur Chantal avait préparé un répertoire qui introduisait harmonieusement les messages et s’était jointe à moi pour quelques chants que j’avais préparés pour introduire et parfois conclure mes prédications. Nous avons eu des temps de louange de qualité, propices à une bonne écoute de la parole. Gloire soit rendue à Dieu et père de notre Seigneur Jésus-Christ !

Nous avons clôturé la semaine par un grand culte le dimanche 8 décembre où les membres de l’église ont été invités à renouveler leurs engagements avec Christ, à être des Jérémie pour leur peuple car les temps d’aujourd’hui sont analogues à ceux de l’époque du prophète et le Seigneur cherche des hommes et des femmes qui se tiennent à la brèche pour la nation. De nombreuses personnes se sont avancées et le Seigneur a été à l’œuvre ! Alléluia ! Nous avons terminé le programme avec une réunion dans l’après-midi. Là aussi le Seigneur s’est manifesté avec puissance, de nombreuses âmes sont venues au Seigneur, plusieurs ont renouvelé leur engagement avec Dieu et nous avons prié pour les malades. Nous avons ensuite consacré du temps à prier pour les besoins.

Que le Seigneur soit glorifié !

samedi 25 janvier 2014

Visite de l’orphelinat au Foyer Pierre Savetti



L’un des moments marquants de notre mission en Haïti fut la visite d’un orphelinat, le Foyer Pierre Salvetti de la Fondation Montesinos, sur la route nationale 1. La Fondation s’est donné pour mission l’accueil des enfants en détresse, la formation et l’éducation ainsi que la sensibilisation au respect de l’environnement. Pour accomplir cette mission elle s’appuie sur trois structures : l’orphelinat qui est le « Foyer Ecologique Pierre Salvetti », l’Institution Saint-Dominique qui accueille les enfants de la maternelle au collège et un Centre de formation Professionnel, le Centre Polytechnique Saint-Joseph pour la formation professionnelle des jeunes.

C’est le Commandant de l’Armée du Salut, Vilo Exantus, qui nous a mis en contact avec le « Foyer Ecologique » lorsque nous lui avons fait part du désir de la Maéva Sev de venir en aide par un don à un orphelinat haïtien. Etant donné que j’étais en Haïti dans le cadre des actions de Lifeline Expedition, un mouvement chrétien de réconciliation et de pardon par rapport à l’esclavage des noirs, j’ai souhaité m’y rendre en compagnie de quelques membres de l’équipe. Il y avait parmi, une jeune fille originaire de la Colombie, Eglitha, que j’avais quelque peu adoptée comme ma fille et qui avait pendant notre séjour particulièrement manifesté beaucoup de compassion pour les enfants haïtiens et dont je ressentais profondément qu’elle avait un appel pour ce ministère. J’ai sollicité sa participation et celle de Inese, une jeune Léthonienne du groupe de Colombie qui leur faisait la traduction en espagnol, et finalement toute l’équipe de la Colombie s’est jointe à moi. Une sœur de la Virginie, Carla Gregory, avait également apporté quelques habits de bébé qu’elle aurait voulu donner, mais il n’y avait plus de place dans la voiture. Elle me les remit donc pour les orphelins que nous allions visiter.

Le commandant Vilo est venu nous chercher en milieu d’après-midi et nous a conduit à la Fondation Montesinos au nord de Port-au-Prince, près du village de Titanyen. C’est une initiative du prêtre Dominicain haïtien, le Frère Charles Moïse, qui recueille les enfants abandonnés, les enfants des rues ainsi que des orphelins de Port-au-Prince et d’autres régions du pays. Il y a construit une école primaire et des dortoirs pour les filles en contrebas de la colline et des dortoirs pour les garçons un peu plus haut. Cette fondation accueille également un collège pour les enfants des familles démunies en externat, ainsi qu’un Centre de formation. Nous n’avons pas pu rencontrer le Frère Charles qui nous avait attendus mais nous avions deux heures de retard par rapport à l’horaire qu’il avait fixé à notre guide, car il avait des engagements par ailleurs. Mais nous avons été reçus par des responsables de ce centre dont la directrice qui nous a fait visiter les lieux. Le centre accueille une centaine d’enfants de quelques mois à l’âge de fin du primaire à peu près, en internat.

Champ de mil biologique

Cette fondation est particulièrement sensible à l’environnement, d’où le nom de Foyer écologique pour son orphelinat. Dans ses activités elle a le souci de promouvoir des innovations pour le respect de l’environnement et le développement durable. C’est ainsi qu’elle assure son autonomie financière par des activités productrices telles que les cultures bios qui participent au développement de la zone de Titanyen où elle se trouve. Mais il y a encore beaucoup à faire et elle a besoin d’un soutien. C’était le but de notre visite.

Après le tour de la propriété, la directrice a fait venir tous les enfants dans un grand espace de vie pour nous
rencontrer et recevoir officiellement les dons que nous avions apportés. Je voudrais souligner ici que ces dons ont été fait en partie grâce à la participation d’un collège de Strasbourg, l’Institution Notre Dame de Sion, qui avait déjà participé à différents actions humanitaires dans un village sahélien au Nord Cameroun avec la Mission Maéva Source d’Eau Vive, notamment un puits au Collège - Lycée du village de Doreissou et la fourniture des bancs de cet établissement. Merci à l’équipe de direction et au Conseil Pastoral de cet établissement.


Les enfants étaient rassemblés dans un préau qui leur sert de salle de réunion, de jeux, de rencontre et d’activités diverses ainsi que de salle à manger pour les repas et le goûter. Je dois avouer que j’avais quelque peu honte de n’apporter qu’une valise d’habits et quelques euros face à l’immensité des besoins de ce foyer. Mais quelle ne fut la joie des enfants et aussi de l’équipe d’encadrement lorsqu’ils ont découvert les habits et les chaussures apportés. La directrice demanda à l’un de ses collègues d’apporter la réserve d’habits pour les enfants de l’orphelinat. Quelle ne fut notre stupéfaction de voir que ce que nous avons apporté représentait trois à quatre fois la réserve totale des vêtements dont disposait le
foyer. Nous avons ensuite procédé à la remise de l’enveloppe à la directrice de l’établissement. Puis les enfants nous ont chanté quelques chants. Les filles de notre équipe en ont profité pour « materner » les plus petits, ce qui a eu pour effet de rendre notre séparation un peu plus difficile.




Après un moment passé avec les enfants et leur encadrement, il nous fallait quitter les lieux pour rejoindre notre camp. Nous avons expérimenté cette parole de Jésus que « il y a pus de bonheur à donner qu’à recevoir » Actes 20 :35.





Ce que nous avons vécu nous a emmené à la réflexion suivante : si avec si peu nous avons fait autant de bonheur, combien cela aurait été efficace, si tous les millions qui avaient été promis à Haïti après le tremblement de terre étaient effectivement parvenus pour faire face aux besoin de ce pays ?