jeudi 31 janvier 2019

PROBLEMATIQUE DE L'IMIGRATION


Introduction
Nous connaissons partout dans le monde un flux migratoire exceptionnel avec un afflux de réfugiés venant des régions où sont localisés les conflits sociaux-militaires, la famine, ou les persécutions d’une partie de la population de ces endroits.
Ceci est un challenge pour les églises locales car biens souvent ces réfugiés viennent majoritairement des régions non atteintes ou moins atteintes par l’évangile du salut. Ces personnes sont le plus souvent en situation de fragilité et nécessitent un soutien psychologique et spirituel que l’Église de Jésus-Christ est bien placée pour leur apporter. L’Église d’Afrique a une grande part à prendre dans ce challenge.
La plupart de ces migrants sont des réfugiés et très souvent ne sont pas traités comme tel.

Définition
Le statut de réfugié est juridiquement défini de façon extrêmement précise par la « Convention relative au Statut de réfugié » entrée en vigueur le 22 avril 1954 conformément à l’article 53 Adoptée le 28 juillet 1951 par une conférence de plénipotentiaires sur le statut des réfugiés et des apatrides convoquée par l'Organisation des Nations Unies en application de la résolution 429 (V) de l'Assemblée générale en date du 14 décembre 1950.
En gros cette convention défini le réfugié comme toute personne : « Qui, par suite d'événements survenus avant le premier janvier 1951 et craignant avec raison d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays; ou qui, si elle n'a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels événements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner. Dans le cas d'une personne qui a plus d'une nationalité, l'expression "du pays dont elle a la nationalité" vise chacun des pays dont cette personne a la nationalité. Ne sera pas considérée comme privée de la protection du pays dont elle a la nationalité toute personne qui, sans raison valable fondée sur une crainte justifiée, ne s'est pas réclamée de la protection de l'un des pays dont elle a la nationalité. »
Cette convention, appelée encore convention de Genève de 1951, définit les modalités selon lesquelles les états doivent accorder le statut de réfugié à la personne qui le demande, ainsi que les droits et devoirs de celle-ci envers le pays qui lui accorde ce statut. Elle va être complétée en 1967 par « Le protocole relatif au statut de réfugié » ainsi que par la résolution du parlement européen de 1984 et à partir de 1991, d’une série de « directives ou guidelines » relative à la protection des femmes demandeuses dans cette convention, sous l’action des réseaux féministes notamment le « Groupe de travail sur les femmes réfugiées » (Working Group on Refugee Women, WGRW) réunissant de multiples ONG qui ont fait pression sur le HCR afin de l’amener à prendre en considération les situations des femmes demandeuses du statut de réfugiées et/ou d’asile.

Nous allons dans un premier temps examiner l’aspect phénoménologique de cette situation, puis dans un deuxième temps voir ce qu’en dit la Bible c’est-à-dire son aspect biblique te théologique avant de conclure.

I L’Aspect phénoménologique
1 Les raisons de l’accroissement des migrations dans le monde
Le développement des moyens de communication, notamment les transports ont favorisé les déplacements en masse des populations. Cette situation a été renforcée par la Déclaration des Droits de l’Homme adoptée il y a un peu plus d’un demi-siècle et qui reconnait le droit à toute personne de se déplacer d’un endroit à un autre de la planète. Cette déclaration énonce dans son article 13 que «Tout le monde a le droit à la Liberté de mouvement et de résidence à l'intérieur des limites de chaque État "et" Tout le monde a le droit de quitter n'importe quel pays, y compris le sien, et de retourner dans son pays ». C’est donc un droit fondamental.
Lorsqu’on considère le flux migratoire, on s’aperçoit que de nos jours, une personne sur trente-cinq, vit hors de son pays de naissance ou de résidence habituel. Les réfugiés sont seulement une partie des populations migrantes
Les réfugiés
Le refugiés sont les migrants demandeurs d’asile, pris en compte par le HCR.
Selon l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM), en 2015 il avait plus de 65 millions de réfugiés dans le monde.
À la fin de 2015, 65,3 millions de personnes ont été déplacées de force dans le monde entier en raison de la persécution, des conflits, de la violence généralisée ou des violations des droits de l'homme. Cela reflète une augmentation en termes absolus de 5,8 millions de personnes par rapport à 2014 et représente le plus grand niveau de déplacement forcé jamais enregistré. Le chiffre total comprend 21,3 millions à travers les frontières internationales (UNHCR) (16,1 millions sous le mandat de l'UNCHR et 5,2 millions de réfugiés palestiniens aidés par l'UNRWA : L'Office de Secours et de Travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA - United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East en anglais) est un programme de l'Organisation des Nations unies pour l'aide aux réfugiés palestiniens dans la Bande de Gaza), 40,8 millions de personnes déplacées à l'intérieur de leur pays et 3,2 millions de demandeurs d'asile. Le chiffre n'inclut pas 19,2 millions d'autres personnes nouvellement déplacées par des catastrophes naturelles dans 113 pays en 2015. Parmi les réfugiés, les mineurs représentaient près de 20% des premiers demandeurs d'asile dans l'UE- en 2015 et plus d'un tiers des victimes du travail forcé dans le monde (Eurostat, BIT). Plus de 5 700 migrants ont décédé ou ont disparu lors de la migration en 2015, soit une augmentation d'environ 9% par rapport à 2014 (OIM).
2 Les attitudes face aux migrants
Dans presque toutes les régions du monde, les gens sont plus susceptibles d'être en faveur de la migration que contre elle. La seule exception notable est l'Europe (IOM-Gallup). L'Allemagne est devenue le plus grand bénéficiaire de nouvelles demandes individuelles d'asile dans le monde, avec 441 800 inscrits à la fin de 2015 (Eurostat).

3 Les Réfugiés en Afrique
Le journal « Jeune Afrique » en ligne du 20 juin 2016 rapporte que « c’est la première fois que le seuil des 60 millions de personnes réfugiées et déplacées a été franchi – soit plus que toute la population d’ Afrique du Sud . Ce nombre est en forte hausse par rapport au chiffre de 2014 (59,5 millions). »
Un article du Monde diplomatique, signé par Philippe Rekacewicz  titre « Réfugiés et demandeurs d’asile concentrés dans les pays pauvre »
Selon cet article, Les Etats en voie de développement, en premier lieu les plus démunis, accueillent 80 % des exilés. Le plus souvent, ces migrants y survivent dans des conditions précaires. La plupart se voient refuser l’accès aux nations industrialisées ainsi que le droit d’asile.

Et comme nous pouvons le constater, l’Afrique a son fardeau dans cet accueil des réfugiés. Les guerres civiles de Sierra Leone, du Soudan et du Darfour, les conflits ethniques et autres guerres des régions Est-africaines (Rwanda, Burundi, RDC…) ont engendré des millions de réfugiés qui sont un fardeau pour les pays, bien souvent les plus pauvres d’Afrique. Les attaques des terroristes islamistes ont entraîné des vagues de réfugiés au Tchad (voir l’image Des fillettes nigérianes qui ont fui Boko Haram et se sont réfugiées au Tchad, dans le camp de Baga Solo, ouvert en janvier 2015 et qui accueille plus de 6 000 réfugiés.) ainsi qu’au Cameroun. Les autres pays pourvoyeurs de réfugiés étant la Lybie, le Mali, la Côte d’ivoire et la RCA.
L’article du journal « Jeune Afrique » du 25 juin 2015 évaluait déjà le chiffre en 2014 à 17 millions de déplacés estimant que ces chiffres étaient sous-évalués faute de données fiables. Il ne serait pas surprenant qu’à l’heure actuelle l’Afrique abrite plus de 20 millions de réfugiés à elle seule, soit environ 32% des réfugiés de la planète. Le continent le plus pauvre accueille le 1/3 de la population mondiale en termes de réfugiés !
II Sur le plan Biblique et théologique
Ces mouvements de réfugiés : calamité ou opportunité pour l’Église ?
Les mouvements migratoires ont fait prendre conscience au mouvement de Lausanne, de l’importance d’une missiologie de la diaspora et en 2015 il a consacré une consultation à l’étude de cette missiologie, consultation à laquelle j’ai pris part à Manille aux Philippines. C’est d’une partie de ce travail que me suis inspiré pour ce que je vais vous exposer ci-dessous.
1 L’aspect biblique des mouvements migratoires
Il y a toujours eu des mouvements migratoires à travers l’histoire du monde depuis la création, mais le 20ème et le 21ème siècle connaissent des mouvements sans précédent de peuples, principalement à cause de la guerre, de la famine, des besoins économiques et des opportunités.
Les mouvements migratoires sont contrôlés par Dieu ; la Bible est remplie d’exemples depuis le livre de la Genèse où Adam et Eve chassés du jardin d’Éden devaient accomplir la première migration de l’humanité, jusqu’à l’Apocalypse, avec la description de Jean de la Ville de Dieu: « Les peuples du monde marcheront par sa lumière, et les rois de la terre en apporteront leur richesse ... la grandeur de la richesse des nations sera introduite dans La ville » (Apocalypse 21: 24, 26) et la description d’un grand rassemblement eschatologique, « une multitude que personne ne puisse compter, de toute nation, tribu, peuple et langue, debout devant le trône et devant l'Agneau » (Apocalypse 7: 9), qui montrent comment Dieu les utilise à ses fins.
Dieu déplace son peuple dans le jugement et pour la rédemption
a)     Dans l’Ancien Testament
Dieu a agi dans le jugement pour expulser Adam et Eve d’Éden, pour envoyer Caïn, par l'appel d'Abram pour quitter son pays et ses habitants pour le pays de la promesse, afin d’être le père d’une nation par laquelle toutes les nations seraient bénies. La nouvelle nation d'Israël a commencé dans l’exil, lorsque Jacob et ses fils ont été contraints à descendre en Égypte (en tant que migrants économiques) et ont ensuite migré à nouveau pour hériter de la terre promise. Tout au long de son histoire, Israël a eu d'autres expériences de Dieu qui les disperse pour exercer Son jugement (Lévitique 26:33; Deutéronome 28:64; Ézéchiel 36:19), mais aussi les rencontre dans l’exil pour le renouvellement et l'enseignement afin qu'elle puisse communiquer le caractère de Dieu aux autres (Ézéchiel 36: 23-27).
C’est en exil qu’Israël a appris de nouvelles choses à propos de Dieu, depuis l'expérience de la traversée du désert du Pentateuque, jusqu’à l'exil Babylonien, Persan et des empires grecs et romains.
b)      Dans le nouveau Testament
Au temps de Jésus, les Juifs étaient dispersés dans le monde connu - «De l'Inde à l’Éthiopie» au moins (Esther 8: 9). Par le réseau des synagogues Autour duquel leurs communautés étaient organisées, tout d’abord dans la foi en Un Dieu Créateur puis plus tard la bonne nouvelle de Jésus le Messie sera transmise partout, tant pour les Juifs que pour les Gentils.
Dieu a dispersé les premiers croyants chrétiens de Jérusalem par la persécution (Actes 8.1, 4). En conséquence, ils ont traversé des barrières culturelles pour partager l'évangile avec les Samaritains et commencer la première église des Gentils (Actes 11,19).
Les écrivains du Nouveau Testament ont abordé le peuple de Dieu dans l’exil, non seulement Dispersés culturellement et socialement, mais des voyageurs spirituels sur le chemin de « la patrie Céleste », vivant dans deux cultures à la fois (1 Pierre 1: 1; 2: 11-12; Jacques 1: 1; Hébreux 11: 13-17; 13:14).
2 L’Intention Missionnaire de Dieu
Ces mouvements migratoires peuvent par conséquent être interprétés dans l'optique des intentions missionnaires de Dieu dans le monde. La mobilité du peuple de Dieu en particulier et les mouvements des communautés, des tribus ou des nations en général, contribuent à cimenter les caractéristiques complémentaires de la théologie et de la missiologie de la diaspora. La missiologie est intrinsèquement théologique car la théologie est, de manière tout à fait indispensable, axée sur les missions.
Le Dieu unique existe et se manifeste en trois personnes: le Père, le Fils et le Saint-Esprit qui sont distincts mais co-égaux, co-éternels et coexistants. (I Jean 5: 7; Jean 1: 1,2; Apocalypse 4: 2-5 et 5: 1-7). Il est le créateur du «ciel et de la terre» et de toutes choses «visibles et invisibles». Tout au long de l'histoire, Dieu a entrepris des rencontres avec sa création. Il révèle ses qualités par la nature, par l'histoire et par la conscience humaine (Romains 1:20, Hébreux 1). Dieu est souverain et a un plan d'histoire destiné à accomplir ses desseins et à glorifier son nom.
Les prophètes Ésaïe et Jérémie ont souligné que Dieu a utilisé l’Égypte, l'Assyrie, la Babylonie et la Perse pour ses besoins, et qu'il les a également jugés (Ésaïe 10: 5; 45: 1, Jérémie 25: 9-12). Dieu a dit à Amos: « N'êtes-vous pas les Israélites les mêmes que les Cushites? » Déclare l'Éternel. « N'ai-je pas amené Israël d’Égypte, des Philistins de Caphort et des Araméens de Kir? » (Amos 9: 7). Paul a déclaré aux Athéniens que Dieu « a déterminé les temps fixés pour [chaque nation] et les endroits exacts où ils devraient vivre" afin qu'ils "le recherchent et l'atteignent peut-être et le trouvent » (Actes 17:26- 27). Évidemment, la main invisible de Dieu et le plan souverain sont derrière tout ce qui se produit dans l'univers, y compris les migrations humaines.
Le contrôle de Dieu s'étend sur tout ce qu’Il a créé. Ainsi il l’exerce sur l’établissement et sur la chute des pouvoirs politiques et militaires du monde.
3 Dieu contrôle le mouvement des pouvoirs «séculiers»
Le contrôle de Dieu ne se limite pas à «Son peuple». Il s'exerce également sur la montée en puissance et la chute des pouvoirs politiques et militaires du monde. La vision des empires de Daniel 2 et 7 Démontre une philosophie de l'histoire : Dieu est en suprême contrôle - moralement et Spirituellement, politiquement et militairement. Ésaïe et Jérémie ont souligné que l'Égypte et l'Assyrie, Babylone et la Perse étaient des instruments que Dieu utilisait pour ses besoins et étaient eux-mêmes soumis au jugement de Dieu (Ésaïe 10: 5; 45.1, Jérémie 25: 9-12). Il a dirigé les mouvements non seulement d'Israël, mais aussi d'autres nations (Amos 9: 7).
En conclusion
Le peuple de Dieu doit accueillir tous les hommes, en particulier les «étrangers» et les marginalisés
Quelles leçons pouvons-nous tirer de ces enseignements ?
L'église primitive a lutté pour accepter des personnes de milieux culturels différents, Comme on peut le voir dans Romains 15: 1-7. Jacques a contesté ses lecteurs sur la discrimination fondée sur la richesse (Jacques 2: 1-9), tandis que les écrivains évangéliques ont montré l'exemple de Jésus qui a reçu des personnes de tous horizons, en particulier les marginalisés (Luc 5:13, 29-32; 7 : 36-37; 8: 2).
Face aux mouvements migratoires, les communautés hôtes, y compris malheureusement, les communautés chrétiennes, pourraient se sentir mal à l'aise sur les «nouveaux arrivants», ou même les voir comme une menace. Ils pourraient être considérés comme une menace économique affectant les emplois et le logement. Ils pourraient être considérés comme une menace culturelle l'évolution des habitudes alimentaires, de la musique, des coutumes traditionnelles, etc. Ils pourraient être considérés comme une menace politique susceptible de prendre le contrôle des organes décisionnels. Ils pourraient être considérés comme une menace religieuse et éthique, susceptible d’influencer les concepts établis de Dieu, le statut et les relations homme-femme ainsi que les responsabilités familiales.
Mais la Bible nous enjoint d’accueillir l’étranger. C’est ainsi manifester l’Amour Agapè de Dieu que nous commande le Christ. Le pentateuque est rempli d’enseignements sur l’accueil, notamment l’accueil de l’étranger (Exode 22:21, Exode 23:9 ; Lévitique 24:22 ; Lévitique 25:35 ; Nombres 15:14 ; Nombres 15:16 ; Deutéronome 10:18- ; Deutéronome 26:12 ; Deutéronome 27:19 ; Les prophètes Jérémie, Zacharie, Ézéchiel, Malachie etc. parlent de l’étranger et l’associe bien souvent avec la veuve et l’orphelin. Le verset 19 de Deutéronome 10 est même un commandement que Dieu donne à son peuple ; "Va Ahavtem Et Ha Guer" Vous aimerez l’étranger, est la même forme que l’Eternel a utilisé  dans le commandement tu aimeras ton Dieu… Vé Ahavta Et Adonaï Elohécha, de Deut. 6 :5 et tu aimeras ton prochain comme toi-même de Lévitique 19 :18 "Vé Ahavta Lé Réacha Kamocha" que Luc a concentré en un verset dans Luc 10 :27. L’exégète Rachi dit de ce passage que c’est là un principe fondamental dans la Thora. Cet amour de l’étranger apparaît 36 fois dans l’Ancien Testament, bien plus que le « Shabbat ». L’éthique de l’autre l’emportant sur le religieux, aimer l’étranger revient à aimer l’Éternel car l’homme est fait à l’image de l’Éternel, le « guer » étant la figure de tout être qui nous est différent. C’est pourquoi la Thora enjoint au peuple d’Israël d’aimer le migrant car ils ont été eux-mêmes étrangers en Égypte.
Mouvement des réfugiés : une opportunité pour atteindre les non atteints
Les mouvements migratoires sont une opportunité pour les chrétiens de faire des disciples jusqu’aux extrémités du monde sans bouger de chez soi. Bien souvent il s’agit de peuples non atteints que l’on ne pouvait atteindre chez eux, qui par des circonstances dramatiques, sont obligés de venir à nous. Rappelons-nous que c’est souvent le moyen que Dieu a utilisé pour se faire connaître.
Les populations en exil sont souvent plus ouvertes à l'évangile. Les enfants de Dieu sont appelés à saisir les possibilités de ce service d’amour (Jean 13:35), en partageant la bonne nouvelle en saison et hors saison (1Timothée 4: 2, Actes 8: 4-5), et en faisant des disciples (Actes 11:26 Philippiens 4:22, Genèse 39: 2; 41, 50:20). Cet appel s'adresse aux enfants de Dieu aussi bien dans les communautés des migrants (diaspora) que dans les églises locales des pays d'accueil. C’est en cela que les églises d’Afrique sont interpellées, car comme nous l’avons vu plus haut, l’Afrique est le continent qui accueille le plus de réfugiés dans le monde sans fermer ses frontières. Alors que l’Occident et notamment l’Europe, ferme ses portes aux migrants et demandeurs d’asile en dépit des dispositions de la déclaration universelle des Droits de l’Homme qui stipulent dans son article 13 que « Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.»

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